Sam KAPRIELOV
Les fabuleuses juxtapositions de Kaprielov sont un conglomérat de mondes réels et fictifs. Il explique que ses marginaux felliniens, ses porteurs monochromes, ses mégères à bonnet, ses Johnnies démobilisés et ses enfants agonisants sont inspirés par « des serviettes, des hublots, des tortues, des bunkers, le désert… n’importe quoi », tout en affirmant que son travail ne se réfère à « rien d’extérieur à lui-même ».
Chaque pièce fait cependant partie d’une série, de cadres jetés du même court métrage noirâtre, et c’est de cette manière – directement à travers sa fantaisie fictive – que Kaprielov enquête sur le monde fumeux et intransigeant qui l’entoure.
