T’ang HAYWEN
T’ang Haywen est un artiste sino-français né le 20 décembre 1927 à Xiamen, en Chine. Il déménage à Ho Chi Minh Ville, au Vietnam, à l’âge de 10 ans. T’ang Haywen se rend ensuite en France pour poursuivre sa formation artistique, contrairement à ses contemporains Chu Teh-Chun et Zao Wou-Ki, qui ont étudié à l’Académie de Hangzhou. Il puise son inspiration dans la calligraphie et le taoïsme transmis par son grand-père, développant ainsi son intellect et son talent artistique.
Arrivé à Paris en 1948, T’ang Haywen abandonne ses études de médecine pour suivre des cours à l’Académie de la Grande Chaumière. Il s’immerge dans l’art occidental en étudiant les œuvres de Gauguin, Cézanne et Matisse dans les musées parisiens. Ses premières œuvres explorent divers thèmes tels que la décoration intérieure, les portraits, les autoportraits, les natures mortes et les vues de Paris.
Dans les années 1960, T’ang Haywen développe une préférence pour l’encre sur papier, la gouache et l’aquarelle. Il crée un espace pictural original et personnel en utilisant des formats de carton standard, tels que 29,7 x 21 cm et 70 x 50 cm, et réalise également des diptyques. Ses œuvres sont empreintes d’une inspiration à la fois chinoise et occidentale, reflétant son intérêt pour des artistes tels que Shi Tao, Cézanne et Gauguin.
T’ang Haywen continue d’explorer la peinture et réalise des diptyques dans divers formats, ainsi que des triptyques à l’encre et en couleur, et des aquarelles. Sa vie devient plus simple et ses recherches spirituelles le conduisent à se convertir au catholicisme en 1984, prenant le nom de François. Malheureusement, T’ang Haywen décède le 9 septembre 1991 à Paris des suites du SIDA.
Depuis la fin des années 1990, les peintures de T’ang Haywen ont commencé à être reconnues par le grand public. Des expositions importantes ont mis en lumière l’importance et l’originalité de son travail, notamment au Musée Maritime de Monaco, au Musée des Beaux-Arts de Taipei, au Musée Jimei et à la Fondation Shiseido à Tokyo.
